Je reviens de vacances, de mon pays d’origine (de l’un d’eux plus exactement), et je n’ai jamais sentie Paris aussi froid et aussi vide que maintenant que je suis retournée au pays. Quelle solitude ici. Pour avoir de l’attention, certains tchatent à longueur de journées, d’autres préfèrent vivre dans des mondes virtuels, et puis on attend désespérément que le téléphone sonne, on quémande quelques minutes d’attention aux autres, l’honneur de bénéficier de quelques minutes de leur existence, pour avoir l’impression d’exister soi-même, être sûr que pendant ces quelques minutes quelqu’un a pensé à vous, et se persuader d’être apprécié, d’être aimé. Personnellement, je me suis réfugiée dans les séries américaines, les personnages sont devenus mes compagnons quotidiens, toujours là quand j’en ai besoin, et m’empêchant de trop réfléchir et de me rendre compte combien est absurde cette vie vide de sens, vide d’amour. Vide.
Je ne sais plus de quoi j’ai réellement envie, comment j’ai envie de mener ma vie, quelle femme j’ai envie d’être? A quoi j’ai envie de consacrer ma vie? Quel métier puis je exercer sans me sentir aliénée et sans avoir l’impression que ma vie me coule entre les doigt sans que je n’en fasse rien. Sans avoir l’impression que je gâche mes jours… Jusqu’à présent, je n’ai aucune attache, pas de mari, pas d’enfant, même pas de copain. On dirait que je choisi ceux avec qui rien n’est faisable, et si c’est le cas, je fais le nécessaire pour stoper la relation. Et je cours derrière des chimères pour tout de même avoir un semblant de vie amoureuse. Je ne sais plus où j’en suis. Amoureuse, mais de qui? de quoi? de la liberté. J’aime les gens libres. J’aime être libre. Et en même temps, j’ai envie d’être libre avec quelqu’un. D’avoir un compagnon de route, avec qui partager mes aventures, partager les siennes, mener des combats ensembles, me sentir plus forte, parce qu’on est 2, et que “2 hommes valent mieux qu’un” lol Amoureuse de celui qui me fait aimer Dieu, parce que ce n’est pas lui que je regarde, c’est là où il regarde, et je vois des choses grandioses et merveilleuses, et je l’aime pour ce qu’il me fait voir, ce qu’il me fait sentir. Seulement, ça ne mène à rien. Tout ces hommes qui l’ont remplacé, qui lui ressemblaient un peu, si peu… trop peu. Il faut que j’abandonne cette idée. Je dois abandonner cette idée. J’abandonne cette idée.
Tu n’es pas mon amoureux, tu as beau m’aimer, tu n’es pas mon amoureux. Ce que je voulais partager avec toi aurait pris une vie. Et on sait bien que la personne qui a la première place dans sa vie, c’est la personne avec qui on la partage. Et tu ne veux pas que ça soit moi. La frontière entre la persévérance, la patience et l’entetement, l’obsession je l’ai dépassée. Depuis que je te connais, j’ai pensé à toi chaque jour. J’avais beau me dire “je ne l’aime pas… et de toute façon ça ne marcherait pas”, je me le répétais tout les jours, j’avais beau ne plus te parler avec des mots, je te parlais avec mon corps. J’ai fait comme j’ai pu. J’ai fait ce que j’ai pu, avec ce que j’avais. C’est dommage qu’on ne se soit pas compris.